115698

Au fil de ce blog, vous avez fait la connaissance de Emeline et de son Pyrame. Cette jeune fille de Châlons en Champagne voue une véritable passion pour son jeune cheval et celui-ci lui rend bien en lui offrant sa confiance.

Emeline s'entraîne beaucoup seule faisant confiance à son instinct mais de temps en temps, va prendre aussi quelques cours auprès de Nicolas Brodziak (Aube).

Pyrame est quelque part un cheval associal, il montre volontiers les dents aux humains, déprime lorsqu'on le mets au parc avec d'autres compagnons équins. Il a tissé avec Emeline une sorte de relation fusionnelle et l'a considère véritablement comme son leader et est prêt à tout donner pour sa cavalière préférée !

Voici un article du journal L'Union du 28 septembre 2008 :

Emeline Hussenet : itinéraire d'une cavalière douée

Emeline Hussenet et Pyrame, une complicité de chaque instant…

Du concours de sauts d'obstacles au spectacle équestre… Parcours atypique d'une Marnaise prête à franchir tous les obstacles pour assouvir sa passion. En compagnie de Pyrame et Dinga, ces compagnons d'aventures. Portrait.

QUE de chemins parcourus par Emeline Hussenet. Il est loin le temps où la demoiselle veillait seulement à s'illustrer lors de concours de sauts d'obstacles ! Une période « révolue » semble avouer cette passionnée de sports équestres. Elle ne s'est pourtant résignée à tourner la page. « Juste la volonté d'écrire un nouveau chapitre » précise-t-elle sur un ton espiègle, trait de personnalité qui paraît d'ailleurs vouloir la caractériser…
Une idée de bien faire, à la limite de l'obsession, qui a pris soudainement de la consistance avec l'arrivée de Pyrame, un cheval de race ibérique.
Il allait bouleverser le cours de cette histoire au demeurant peu banale. Une rencontre - « fruit du hasard et de l'intervention de Céline Leleu » se rappelle-t-elle - qui en très peu de temps cristallisait l'évidente envie de « passer à autre chose ».
De faire du cheval non plus un « partenaire de jeu mais un complice ! »
Une perception différente de l'animal qu'Emeline Hussenet s'attachait « bien humblement » à concilier avec l'univers du spectacle, autre environnement qui depuis de longues années suscitait une réelle attention. « Grâce notamment à Bernard Quental, professeur au Centre National des Arts du Cirque de Châlons-en-Champagne mais aussi Jean-Louis Giacomelli, j'ai pu découvrir et surtout apprécier la voltige » se souvient-elle. Spectacle de haut vol.
img transparente

Galvanisée par l'enthousiasme populaire lors de « éphémères représentations » - lors de la Fête des Hippodromes de châlons-en-champagne entre autre - Emeline Hussenet se met à rêver d'un avenir qui pourrait alors chanter. Et si elle n'exclu pas incorporer dans cette mise en scène quelques… instruments de musique, la marnaise masque difficilement l'envie de se révéler à Montferrat, dans le Var début septembre. Avec la même simplicité, spontanéité et générosité, dont elle cherchera à user sans modération histoire de planter le décor et lever le rideau (pardon le voile) sur un talent naissant. Qui s'il convient encore de polir laisse d'ores et déjà apparaître les facettes d'une évidente réussite.

L'appréhension de l'échec (vite) dissipée par le soutien du Troyen Nicolas Brodziak, Emeline Hussenet trouvait alors - « grâce à cette précieuse implication » - son équilibre. « Son savoir-faire s'est avéré très important » admet encore celle qui apportait un sens novateur au terme éthologie (Ndrl : étude du comportement des animaux dans leur milieu naturel)… Une approche personnelle savamment orchestrée par une cavalière livrée à elle-même mais « convaincue d'y arriver ».
Soutenue par ces proches - et notamment « des parents au petit soin » - cette bachelière de formation littéraire poursuivait allègrement l'écriture d'un scénario où elle partageait alors le premier rôle avec deux quadrupèdes, « Pyrame bien sûr » mais aussi sa chienne Dinga. Un trio pour un show animalier qu'elle n'a de cesse d'étoffer.
Et sur lequel elle fonde « énormément de projets ! » Quoi de plus légitime d'autant que les balbutiements demeurent porteurs d'espoirs.