PanoramaA cheval au Costa Rica

Après avoir admiré tous ces paysages verdoyant, il me devait de les explorer plus en avant mais de manière équine, alors trouvons un cheval !

A quelques kilomètres de El Castillo, des chevaux étaient loués avec accompagnateur. Je me rendais donc sur place.

Quelques touristes en mal de sensations étaient également de la partie, certains pas du tout habillés pour l’occasion…

Les chevaux étaient prêts, sellés et attachés. Prêts à transporter leur paquet « de touristes » !

Je découvrais des chevaux plutôt minces, voir maigres, petits, environ

1,50 m

, pas trop typés, genre criollo croisés avec des « piquets de parcs » comme on dit !

Sorte_de_bosalIls étaient tous équipés de selles de rando à haut pommeau et embouchés par une sorte de bosal que je trouvais trop serré autour de leur nez, si bien que certains n’avaient plus de poil sur le chanfrein…

Tous pratiquement avaient une sorte de dermite estivale sur la croupe ou à l’avant main. Ils étaient ferrés mais tous avaient de longs pieds et brochés bien trop bas, certains avaient des pieds déformés par une mauvaise ferrure.

On me donna un petit cheval Palomino que le guide fût incapable de me dire son nom…Il avait des yeux sans âme. Je trouvais ces petits chevaux « sans âme » et bien heureux que le paquet qu’ils devaient transporter ne leur occasionne pas trop de désagréments durant la promenade !

D_part_de_la_baladeMon petit cheval, maigre comme un « jour sans pain » avait un pas allant et nous commencions à entamer la montée. Je fus étonnée du courage de ces petits chevaux, qui, montaient sans rechigner, transportant des touristes bien affalés sur leurs reins sans penser même les soulager en se mettant en suspension…

Malgré une pente assez sévère sur plusieurs kilomètres, nos chevaux allaient d’un bon pas et s’ébrouaient sous leur bosal qui les gênait un peu. Tous avaient du poil à ma grande surprise alors que la température toute l’année est entre 18 et 25 ° et malgré ce poil, peu ont transpiré…

Lors_de_la_mont_eArrivés au Mirador pour admirer le panorama, notre guide nous invita à attacher nos chevaux pour les laisser souffler quelques instants. Là encore, surprise de ma part, les chevaux étaient attachés sommairement à …des fils barbelés d’une clôture !

Après la montée, la descente. Les chevaux ont le  pied sur et recherche leur terrain. Je guide à peine mon cheval qui sait par cœur le parcours j’imagine. Je me laisse doubler au galop par les autres cavaliers grisés par la vitesse. Je demande à mon petit cheval de rester au pas, on les rattrapera bien plus tard. Il se laisse faire et accepte sans défense de rester en arrière.

Nous finissions la promenade par quelques galops, un passage dans la forêt tropicale et une traversée de rivière avec un fort courant.

Je suis la seule à m’occuper de mon cheval en rentrant, à le desseller, à le doucher, les autres sont pris en charge par un palefrenier qui expédie l’affaire vite et bien fait et les rentre au box plutôt sans ménagement…

J’ai un regard triste pour ces petits chevaux qui n’ont pas la vie facile. Ils font leur boulot en esclave, sont des transports de touristes ni plus ni moins. Mon gringo et bien d’autres ont vraiment de la chance d’être en France. Certes, tous les chevaux au Costa Rica ne sont pas dans cet état là, sur la route, j’ai l’occasion de les voir aux parcs beaucoup moins maigres. Il est vrai que la vie des humains au CR n’est pas rose aussi et les chevaux sont à l’image de la vie quotidienne des Costa Ricains…